Chose incroyable, toujours sue mais jamais soulignée. Réfléchissons un peu.
Alors qu'on rappelle de plus en plus fréquemment le caractère moralement destructeur et d'ordre de l'homicide de l'alimentation traditionnelle française, et que par ce biais on en appelle de plus en plus à la morale pour revendiquer le végétarisme, il est important et somme toute quelque peu incongru de relever le simple fait que le végétarisme ou toute forme d'alimentation d'un être vivant ne peut se faire que par le meurtre d'un autre être vivant, qu'il soit animal ou végétal. C'est alors qu'on aperçoit les conséquences de cette affirmation : la mort et la destruction sont des valeurs inhérentes à celle de vie, de toute forme d'être.
Ainsi le nid de l'humanité ou de la vie, du sens de notre existence, "the meaning of life" pour certains, se base sur un intime rapport non seulement de destruction et de mort mais par conséquent de domination et de hiérarchie. Au-delà du principe de base et à consonance hiérarchique de la chaîne alimentaire, se dresse une noire notion de confusion de l'être et surtout du vivre ensemble, corrompus au même titre que l'égalité des être vivants.
Bordel, dès le départ on est baisés.
Peut-on étendre ce principe d'éternelle "destruction créatrice" pas réellement dans le même sens que Schumpeter néanmoins ici, au désastre environnemental que l'on affuble à l'humanité depuis quelques décennies désormais et qui s'est constitué dans une recherche éternelle du meilleur profit par l'homme et donc dans son projet de bonjeur pour tous? Car en effet, cette recherche qui est passé respectivement par le politique, l'économique ou encore le culturel se voit désormais tronqué de façon récurrente par l'épée de Damoclès que représente l'atteinte à l'intégrité de l'environnement qui s'est faite depuis deux siècles. Serait-ce le point d'orgue, l'image fondamentalement ultime du principal défaut originaire de la vie?
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