Par la représentation philosophique de la sûreté de mes amours passés, il me faut signaler à mon auditoire avisé en quoi la juxtaposition critique d'une douce mélancolie aux soins de passions fonctionnelles ne peut que, outre une commune recrudescence d'émotions avouées, faire percevoir qu'un avenir taché de buttes salvatrices. Si, à l'instar d'une voie lactée magmatique, la Raison s'abroge la qualité tendancielle d'une huître albinos en période d'ovulation, il me faut signaler à vos esprits avisés la logique pulsionnelle dévastatrice du courroux séculier des poutres. Eût égard à la caractérisation de caduc que vit le vertueux espoir de l'art belge, on ne peut que constater l'aspect frappé des heures perdues du schuss catégoriel de mes pensées.
J'ai passé la journée étendu le long des fleurs usées des limites que ne pouvaient qu'outrepasser mes amis imaginés, imaginaires.
Par la douce et écoeurante succion de l'ustensile désabusé, il m'est arrivé de croire fidèlement à la circonférence hostile d'une vision décousue et rébarbative de la plénitude des bosquets.
Aux observateurs jaloux et grippaux de ma conscience en tant que philanthropie désintéressée, je répondrai par ces mots : un halogène ne peut, et ne pourra jamais, dieu nous en garde, combler la vertueuse objectivité des sophismes excessifs que représente un de ces malheureux substrats de passions dont les pâquerettes nous ont pourvu. À cet égard, les us et coutumes de tout un chacun ne resteront jamais que les maigres écueils d'un impérialisme dévastateur, qui, au même titre qu'un lapereau peureux, ne sauront profondément exercer leurs poreux forfaits qu'à la merci d'une vaine et néanmoins fougueuse entreprise que représente la fusion d'abord des joutes et des vestibules, et ensuite des mille et des cents.
La question substantielle que vous me faites, à juste titre, fi de poser, est la suivante : Quelle est, et quelle a pu être la bien nommée providence dont chacun se réclame, dans un élan de bassesse pieuse? La réponse à cette question est la suivante : vous-même. En effet, qui mieux que vous pourra à ce point exiger l'impossible, voire la consécration d'un pachyderme approximatif dans la grandeur des anecdotes du Passé? Ne soyez pas si humbles : Dieu reconnaîtra les siens. Par là-même, vous ne pouvez qu'accepter, souligner la logique implacable de la primauté du fait sur le surfait. Ne peut-on enfin accepter simplement la différence dans l'unité? Il nous en faut référer à la grande sagesse versatile dont fait preuve Mireille, à la loterie du village. En l'espèce, elle n'aura de cesse que de vous traquer, tapie dans l'ombre, à l'instar d'un homme d'affaires véreux, dans l'optique intrinsèque de consacrer votre échec à la vue de tous, sur l'agora publique.
lundi 19 avril 2010
lundi 4 janvier 2010
Couardise
C'est ça le vrai danger. Ne pas assumer ce qu'on pense, ou ne pas assez penser. Ne pas être quelqu'un de fort, un roc que dis-je, une péninsule. C'est d'autant plus grave quand on est père. La chose la plus forte, la plus protectrice au monde pour un enfant est son père. Du moins, jusqu'à ce qu'il se rende compte si c'est faux. Quoi de plus dramatique que la scène d'un père se faisant humilier devant son enfant? Cette idée peut être étendue au grand frère.
Comment alors ne pas le devenir?
J'y réfléchis on en reparle.
Comment alors ne pas le devenir?
J'y réfléchis on en reparle.
jeudi 17 décembre 2009
Fini de déconner.
Chose incroyable, toujours sue mais jamais soulignée. Réfléchissons un peu.
Alors qu'on rappelle de plus en plus fréquemment le caractère moralement destructeur et d'ordre de l'homicide de l'alimentation traditionnelle française, et que par ce biais on en appelle de plus en plus à la morale pour revendiquer le végétarisme, il est important et somme toute quelque peu incongru de relever le simple fait que le végétarisme ou toute forme d'alimentation d'un être vivant ne peut se faire que par le meurtre d'un autre être vivant, qu'il soit animal ou végétal. C'est alors qu'on aperçoit les conséquences de cette affirmation : la mort et la destruction sont des valeurs inhérentes à celle de vie, de toute forme d'être.
Ainsi le nid de l'humanité ou de la vie, du sens de notre existence, "the meaning of life" pour certains, se base sur un intime rapport non seulement de destruction et de mort mais par conséquent de domination et de hiérarchie. Au-delà du principe de base et à consonance hiérarchique de la chaîne alimentaire, se dresse une noire notion de confusion de l'être et surtout du vivre ensemble, corrompus au même titre que l'égalité des être vivants.
Bordel, dès le départ on est baisés.
Peut-on étendre ce principe d'éternelle "destruction créatrice" pas réellement dans le même sens que Schumpeter néanmoins ici, au désastre environnemental que l'on affuble à l'humanité depuis quelques décennies désormais et qui s'est constitué dans une recherche éternelle du meilleur profit par l'homme et donc dans son projet de bonjeur pour tous? Car en effet, cette recherche qui est passé respectivement par le politique, l'économique ou encore le culturel se voit désormais tronqué de façon récurrente par l'épée de Damoclès que représente l'atteinte à l'intégrité de l'environnement qui s'est faite depuis deux siècles. Serait-ce le point d'orgue, l'image fondamentalement ultime du principal défaut originaire de la vie?
Alors qu'on rappelle de plus en plus fréquemment le caractère moralement destructeur et d'ordre de l'homicide de l'alimentation traditionnelle française, et que par ce biais on en appelle de plus en plus à la morale pour revendiquer le végétarisme, il est important et somme toute quelque peu incongru de relever le simple fait que le végétarisme ou toute forme d'alimentation d'un être vivant ne peut se faire que par le meurtre d'un autre être vivant, qu'il soit animal ou végétal. C'est alors qu'on aperçoit les conséquences de cette affirmation : la mort et la destruction sont des valeurs inhérentes à celle de vie, de toute forme d'être.
Ainsi le nid de l'humanité ou de la vie, du sens de notre existence, "the meaning of life" pour certains, se base sur un intime rapport non seulement de destruction et de mort mais par conséquent de domination et de hiérarchie. Au-delà du principe de base et à consonance hiérarchique de la chaîne alimentaire, se dresse une noire notion de confusion de l'être et surtout du vivre ensemble, corrompus au même titre que l'égalité des être vivants.
Bordel, dès le départ on est baisés.
Peut-on étendre ce principe d'éternelle "destruction créatrice" pas réellement dans le même sens que Schumpeter néanmoins ici, au désastre environnemental que l'on affuble à l'humanité depuis quelques décennies désormais et qui s'est constitué dans une recherche éternelle du meilleur profit par l'homme et donc dans son projet de bonjeur pour tous? Car en effet, cette recherche qui est passé respectivement par le politique, l'économique ou encore le culturel se voit désormais tronqué de façon récurrente par l'épée de Damoclès que représente l'atteinte à l'intégrité de l'environnement qui s'est faite depuis deux siècles. Serait-ce le point d'orgue, l'image fondamentalement ultime du principal défaut originaire de la vie?
mardi 15 décembre 2009
Solitude
J'etais partis sur un post tentant de rendre compte d'une anecdote personnelle, mais je crois que j'ai pas le talent pour. Enfin quand j'ecris des histoires qui me sont entierement propre, du style un dialogue avec une personne lourde, voir sotte, ca rend mal. Tres mal.
Alors je vais plutôt vous faire part d'une idée générale, qui m'est poussée d'un coup d'un seul.
Bon tout ce qui suit retrace un peux ma réflexion, donc c'est personnel, donc c'est plein de 'je', donc c'est égocentrique et ca ne parle que de moi. Oui, c'est ainsi.
En fait j'étais sensé être intellectuellement occupé, mais disons qu'il était bien trop tôt pour ma cervelle embrumée, alors elle est parti en divagations.
C'est allé assez loin, jusqu'à une réflexion profonde sur la solitude (on s'en fout de comment; c'est vrai, si je te disais que ca partait de l'idée que je perdais tous mes proches dans la même seconde ca te ferait une belle jambe, d'un coup!) <= a noter: j'arrive tout de même a te dire comment c'en est arrivé la, et même a te convaincre qu'on s'en moque, pour pas que t'es a te le dire, ce qui minerait mon récit dailleurs.
Bon quelque soit le comment, la question est venue se poser: pourquoi la solitude? a quoi bon? Enfin... Certains ont l'air d'adorer, d'autre disent ne pas supporter, que c'est leur pire hantise. Alors finalement, que penser? Pour ma part, je pense que c'est pas si mauvais.
Faut que j'approfondisse, alors je vais le faire. Mais par contre, je préviens tout de suite, je rentrerai pas dans les extrêmes. Oui je suis peut être un mou, un faible, un 'je vais pas dans les extrêmes', mais ca permet de sortir moins de conneries.
Alors on va pas parler ici de solitude irréversible, ni de perte de proches, ni de rien de comme ca, le but n'étant pas de faire pleurer les chaumières.
Donc la solitude, soit. Ponctuelle. Comme ca, plus de bruits, plus personne, la solitude. Ponctuelle, mais prolongée; du reste: a durée indéterminée. Oui parce que si je t'enferme dans une pièce close et silencieuse, mais en te disant quand je viens te chercher, ce sera un jeu, une expérience. Si je te dis rien, tu vas te questionner.
Et c'est précisément la que j'aime ma solitude, car elle apporte quelque chose: la réflexion.
Un exemple très simple: tu as rendez vous avec quelqu'un. Celui-ci ne vient pas, ne répond pas. Tu te retrouves dans un état de solitude (tout a fait relatif, si ca se trouve ton rencard était dans un café, or-donc il peut y avoir du monde autour de toi), de désappointement, et tu ne sais pas si ca va durer, si tu dois partir, tu te demandes ce qui se passe, ou elle/il peut être passé, qu'elle/il fait vraiment chier, etc...
Et c'est une fois que j'ai écris tout ca que je me rend compte qu'il était trop tard pour tenter la réflexion, encore pire pour l'écriture.
Je m'arrête donc la; mais l'idée générale, enfin je crois, était: La solitude permet la réflexion. Bonsoir
Alors je vais plutôt vous faire part d'une idée générale, qui m'est poussée d'un coup d'un seul.
Bon tout ce qui suit retrace un peux ma réflexion, donc c'est personnel, donc c'est plein de 'je', donc c'est égocentrique et ca ne parle que de moi. Oui, c'est ainsi.
En fait j'étais sensé être intellectuellement occupé, mais disons qu'il était bien trop tôt pour ma cervelle embrumée, alors elle est parti en divagations.
C'est allé assez loin, jusqu'à une réflexion profonde sur la solitude (on s'en fout de comment; c'est vrai, si je te disais que ca partait de l'idée que je perdais tous mes proches dans la même seconde ca te ferait une belle jambe, d'un coup!) <= a noter: j'arrive tout de même a te dire comment c'en est arrivé la, et même a te convaincre qu'on s'en moque, pour pas que t'es a te le dire, ce qui minerait mon récit dailleurs.
Bon quelque soit le comment, la question est venue se poser: pourquoi la solitude? a quoi bon? Enfin... Certains ont l'air d'adorer, d'autre disent ne pas supporter, que c'est leur pire hantise. Alors finalement, que penser? Pour ma part, je pense que c'est pas si mauvais.
Faut que j'approfondisse, alors je vais le faire. Mais par contre, je préviens tout de suite, je rentrerai pas dans les extrêmes. Oui je suis peut être un mou, un faible, un 'je vais pas dans les extrêmes', mais ca permet de sortir moins de conneries.
Alors on va pas parler ici de solitude irréversible, ni de perte de proches, ni de rien de comme ca, le but n'étant pas de faire pleurer les chaumières.
Donc la solitude, soit. Ponctuelle. Comme ca, plus de bruits, plus personne, la solitude. Ponctuelle, mais prolongée; du reste: a durée indéterminée. Oui parce que si je t'enferme dans une pièce close et silencieuse, mais en te disant quand je viens te chercher, ce sera un jeu, une expérience. Si je te dis rien, tu vas te questionner.
Et c'est précisément la que j'aime ma solitude, car elle apporte quelque chose: la réflexion.
Un exemple très simple: tu as rendez vous avec quelqu'un. Celui-ci ne vient pas, ne répond pas. Tu te retrouves dans un état de solitude (tout a fait relatif, si ca se trouve ton rencard était dans un café, or-donc il peut y avoir du monde autour de toi), de désappointement, et tu ne sais pas si ca va durer, si tu dois partir, tu te demandes ce qui se passe, ou elle/il peut être passé, qu'elle/il fait vraiment chier, etc...
Et c'est une fois que j'ai écris tout ca que je me rend compte qu'il était trop tard pour tenter la réflexion, encore pire pour l'écriture.
Je m'arrête donc la; mais l'idée générale, enfin je crois, était: La solitude permet la réflexion. Bonsoir
lundi 14 décembre 2009
"T'es méchant." "T'es conne".
À peine arrivé, je suis la proie. La proie n'en est une qu'en présence du prédateur. Il était là, m'attendait. Ou devrais-je dire elle. À ce stade, mieux vaut se refuser toute forme de présomption hâtive. Je suis repéré. Cerné. Ce genre de prédateur si tu ne te jette pas droit dans sa gueule, te tuera à petit feu. Je me jette donc.
-"Salut!"
-"Salut! Desolé je te fais pas la bise je suis malade". Bon, ba je vais me relever alors(connasse). Je commence à me demander si l'abdication ne va pas être une forme de lente souffrance. "J'étais chez le médecin ce matin. Mais c'est bon en fait il m'a dit c'est juste un petit rhume, donc ça va. Mon père croyait que j'avais la grippe ! Alors que j'avais aucun symptôme, qu'il est bête, hu hu. Putain j'aime pas ce cours! (là y'a des paramètres auditifs grinçants que je ne peux transmettre, désolé d'avance). Putain j'ai galéré ce matin encore avec le métro et tout."
-"Hmmhmm". (AAAAAAHHH)
-"T'as fais quoi ce weekend? Moi je suis allé au cheval, mais fiou il faisait froid c'était vraiment trop chiant. Pis j'ai essayé de taffer mais bon au final j'ai rien foutu quoi, fait chier."
Le principe de base est que en fait, genre je la connais pas. Je lui ai parlé deux fois, et c'était ce genre de fois, tu vois la pertinence.
Et là, je me pose évidemment des questions. J'essaye tout naturellement le "hmmm" désintéressé mais ça ne marche foutrement pas, et sa voix stridente gonflée d'ennui me ronge le corps de parts en parts, la situation devient dramatique. Elle renchérit à chaque cri de désintérêt de ma part, comme me narguant, riant à gorge déployée de ma noyade assumée.
Que faire alors? Et si, à tout hasard, je prenait part à la conversation sur son lapin en appuyant sur l'importance de l'impact pré-adolescent sur la psyché d'un rongeur adulte? C'est un risque à prendre. L'instant peut être d'un ennui dantesque, mais au moins ça ne restera qu'un instant. En effet, elle peut se sentir submergée par le soudain intérêt de sa conversation, et ses compétences peuvent venir à manquer. Le risque serait celui du "hunhunhun (c'est un rire très gras que je tente d'exprimer ici, voire baveux, merci de votre compréhension) t'es un marrant toi" et qu'elle le répète à son conseil collégial de grosses connes qui lui servent de potes. Ce serait un échec cuisant.
Certains-je les déteste-répondent à ce genre de non-informations sous la forme d'une autre non-information qui peut ou non être reliée à la première. Exemple :
-"En fait y'a mon frère qui rentre pendant les vacances et comme on est vachement plus proches depuis qu'il est parti ba on va profiter de ces moments ensemble tu vois." (c'est typiquement le genre de choses qu'elle peut raconter à quelqu'un qu'elle vient de rencontrer, l'air de rien)
-"Ah ouais nan moi mon frère il a poterie pendant les vacances, il peut pas. Mais en même temps il habite chez moi donc je m'en fous un peu hihihihi".
La seconde personne n'a absolument rien écouté à la phrase de son interlocutrice (comment lui en vouloir...): en effet, pendant ce temps elle préparait sa phrase, basée sur le mot clé : frère. Il faut noter que c'est exactement le genre de réponse que la prédatrice tiendrait face à une autre prédatrice. En résulte une totale anti-conversation, mais personne ne semble dérangé par ce fait. Chacun en ressort content, satisfait d'avoir pu parler de sa vie de merde.
En conséquence, jamais je n'opterai pour cette option de faible. Et pis de merde, parce que finalement, ça reste une lente souffrance.
J'ai donc préféré opter-faiblement je vous le concède- pour la première solution, et comme vous l'imaginez bien, elle ne s'est pas lassée.
-"Salut!"
-"Salut! Desolé je te fais pas la bise je suis malade". Bon, ba je vais me relever alors(connasse). Je commence à me demander si l'abdication ne va pas être une forme de lente souffrance. "J'étais chez le médecin ce matin. Mais c'est bon en fait il m'a dit c'est juste un petit rhume, donc ça va. Mon père croyait que j'avais la grippe ! Alors que j'avais aucun symptôme, qu'il est bête, hu hu. Putain j'aime pas ce cours! (là y'a des paramètres auditifs grinçants que je ne peux transmettre, désolé d'avance). Putain j'ai galéré ce matin encore avec le métro et tout."
-"Hmmhmm". (AAAAAAHHH)
-"T'as fais quoi ce weekend? Moi je suis allé au cheval, mais fiou il faisait froid c'était vraiment trop chiant. Pis j'ai essayé de taffer mais bon au final j'ai rien foutu quoi, fait chier."
Le principe de base est que en fait, genre je la connais pas. Je lui ai parlé deux fois, et c'était ce genre de fois, tu vois la pertinence.
Et là, je me pose évidemment des questions. J'essaye tout naturellement le "hmmm" désintéressé mais ça ne marche foutrement pas, et sa voix stridente gonflée d'ennui me ronge le corps de parts en parts, la situation devient dramatique. Elle renchérit à chaque cri de désintérêt de ma part, comme me narguant, riant à gorge déployée de ma noyade assumée.
Que faire alors? Et si, à tout hasard, je prenait part à la conversation sur son lapin en appuyant sur l'importance de l'impact pré-adolescent sur la psyché d'un rongeur adulte? C'est un risque à prendre. L'instant peut être d'un ennui dantesque, mais au moins ça ne restera qu'un instant. En effet, elle peut se sentir submergée par le soudain intérêt de sa conversation, et ses compétences peuvent venir à manquer. Le risque serait celui du "hunhunhun (c'est un rire très gras que je tente d'exprimer ici, voire baveux, merci de votre compréhension) t'es un marrant toi" et qu'elle le répète à son conseil collégial de grosses connes qui lui servent de potes. Ce serait un échec cuisant.
Certains-je les déteste-répondent à ce genre de non-informations sous la forme d'une autre non-information qui peut ou non être reliée à la première. Exemple :
-"En fait y'a mon frère qui rentre pendant les vacances et comme on est vachement plus proches depuis qu'il est parti ba on va profiter de ces moments ensemble tu vois." (c'est typiquement le genre de choses qu'elle peut raconter à quelqu'un qu'elle vient de rencontrer, l'air de rien)
-"Ah ouais nan moi mon frère il a poterie pendant les vacances, il peut pas. Mais en même temps il habite chez moi donc je m'en fous un peu hihihihi".
La seconde personne n'a absolument rien écouté à la phrase de son interlocutrice (comment lui en vouloir...): en effet, pendant ce temps elle préparait sa phrase, basée sur le mot clé : frère. Il faut noter que c'est exactement le genre de réponse que la prédatrice tiendrait face à une autre prédatrice. En résulte une totale anti-conversation, mais personne ne semble dérangé par ce fait. Chacun en ressort content, satisfait d'avoir pu parler de sa vie de merde.
En conséquence, jamais je n'opterai pour cette option de faible. Et pis de merde, parce que finalement, ça reste une lente souffrance.
J'ai donc préféré opter-faiblement je vous le concède- pour la première solution, et comme vous l'imaginez bien, elle ne s'est pas lassée.
dimanche 13 décembre 2009
L'histoire d'un mec
Je connais un mec, il craint.
Il craint, c'est un fait; vous voyez, pour dire que quelqu'un craint, faut pas forcément se trouver supérieur, ni avoir une échelle des choses qui craignent, pour l'étalonner dessus.
Non, faut juste le regarder.
Donc ce mec craint. Enfin quand je dis ça, c'est pas méchant. Et le but de mon intervention n'est surement pas de le détruire, bien au contraire.
Alors je commence: voilà le type, un peu a la masse, un peu bancal, physiquement "pas comme les autres", n'ayant pas les même centres d'intérêt que tout le monde, n'ayant jamais vu Fight-Club (la honte!) et s'en foutant complètement, s'habillant n'importe comment... Jusque là, on pourrait juste croire a un hurluberlu.
Mais le problème c'est qu'en même temps d'être juste en apparence étrange, et bah le type il craint. Traine un peu avec lui, et tu verras la honte que tu te paye!
Dès que je l'ai rencontré, j'eus un sentiment étrange. C'était pas de la pitié, ni trop de la compassion.. J'appellerai ça de la motivation. Non pas celle de faire de lui quelqu'un d'autre, quelqu'un qu'il n'est pas, ou alors juste un poil pour que les autres se moquent moins.
Bon déjà faut vous le dire tout de suite, j'ai vaguement essayé, et on change pas quelqu'un comme lui. C'est pas un influençable.
Je me suis donné comme excuse pour avoir bonne conscience que "dans le fond, il a l'habitude, il s'en fout".
Donc le bon bougre a continué a se faire moquer sans arrêt.
Mais pourquoi on se moque de lui? Même si je suis le premier a me moquer des autres, et bah c'est un comportement que je ne m'explique pas. C'est pour nous rassurer? Ou bien juste pour rigoler? Ou juste par pure méchanceté?
Il craint, c'est un fait; vous voyez, pour dire que quelqu'un craint, faut pas forcément se trouver supérieur, ni avoir une échelle des choses qui craignent, pour l'étalonner dessus.
Non, faut juste le regarder.
Donc ce mec craint. Enfin quand je dis ça, c'est pas méchant. Et le but de mon intervention n'est surement pas de le détruire, bien au contraire.
Alors je commence: voilà le type, un peu a la masse, un peu bancal, physiquement "pas comme les autres", n'ayant pas les même centres d'intérêt que tout le monde, n'ayant jamais vu Fight-Club (la honte!) et s'en foutant complètement, s'habillant n'importe comment... Jusque là, on pourrait juste croire a un hurluberlu.
Mais le problème c'est qu'en même temps d'être juste en apparence étrange, et bah le type il craint. Traine un peu avec lui, et tu verras la honte que tu te paye!
Dès que je l'ai rencontré, j'eus un sentiment étrange. C'était pas de la pitié, ni trop de la compassion.. J'appellerai ça de la motivation. Non pas celle de faire de lui quelqu'un d'autre, quelqu'un qu'il n'est pas, ou alors juste un poil pour que les autres se moquent moins.
Bon déjà faut vous le dire tout de suite, j'ai vaguement essayé, et on change pas quelqu'un comme lui. C'est pas un influençable.
Je me suis donné comme excuse pour avoir bonne conscience que "dans le fond, il a l'habitude, il s'en fout".
Donc le bon bougre a continué a se faire moquer sans arrêt.
Mais pourquoi on se moque de lui? Même si je suis le premier a me moquer des autres, et bah c'est un comportement que je ne m'explique pas. C'est pour nous rassurer? Ou bien juste pour rigoler? Ou juste par pure méchanceté?
Et je relance, et dix de der
"Ce prof en fait il a genre la Légion d'Honneur, trois doctorats et a bossé 5 ans avec Chirac." "Ah, ba maintenant que je sais ça je vais écouter un peu plus son cours!"
Donc en fait, tu me dis si je me trompe, non seulement tu respectes son cours qu'en fonction des médailles qu'il a, mais en plus toute la merde que t'as balancé sur lui depuis le début c'était sans même l'écouter? Connasse. C'est fou ce goût des titres, cette ambition de rat qui lèche à tout va rien que pour être un jour léché. Le reflet d'une société basée sur la compétition, le classement, la hiérarchie... et l'égalité? Lolilol. "Stick your medal in your ass!" disent certains ( http://www.myspace.com/burningheads ). Je ne saurai que les encourager! Bordel. Ça se voyait en plus qu'il était génial ce prof. Mais non, "il est trop hors-sujet", "il part trop en live", gnia gnia gnia... C'est sûr, un bon vieux prof vissé sur sa chaise qui te dicte un cours, ça te va bien hein. Comme ça, le plan il est bien claiiir et t'as pas besoin de réfléchir.. Fallait aller en prépa pour ça, en plus t'aurais pu te situer sur le classement de la classe, alors, heureuse?
Et là paf, le mec se révèle un poil bling-bling et tu l'adules.
Ça reflète aussi une société assez basée sur la méritocratie.. Comme la réflexion de haut vol du métro sur les éventuels mendiants : "j'aime bien quand ils font un truc, genre de la musique ou des trucs comme ça". Mais t'as cru c'était des singes? Tu donnes parce que t'es solidaire ou juste parce que le cirque te divertit? Et toi évidemment de me répondre en toute qualité d'agressé que tu es "mais c'est vrai, je préfère, sinon ils méritent pas forcément" dans une bonne intention bien sûr, tu veux faire de mal à personne. Un peu de respect bordel.
Qu'est ce que je fous là moi?
Donc en fait, tu me dis si je me trompe, non seulement tu respectes son cours qu'en fonction des médailles qu'il a, mais en plus toute la merde que t'as balancé sur lui depuis le début c'était sans même l'écouter? Connasse. C'est fou ce goût des titres, cette ambition de rat qui lèche à tout va rien que pour être un jour léché. Le reflet d'une société basée sur la compétition, le classement, la hiérarchie... et l'égalité? Lolilol. "Stick your medal in your ass!" disent certains ( http://www.myspace.com/burningheads ). Je ne saurai que les encourager! Bordel. Ça se voyait en plus qu'il était génial ce prof. Mais non, "il est trop hors-sujet", "il part trop en live", gnia gnia gnia... C'est sûr, un bon vieux prof vissé sur sa chaise qui te dicte un cours, ça te va bien hein. Comme ça, le plan il est bien claiiir et t'as pas besoin de réfléchir.. Fallait aller en prépa pour ça, en plus t'aurais pu te situer sur le classement de la classe, alors, heureuse?
Et là paf, le mec se révèle un poil bling-bling et tu l'adules.
Ça reflète aussi une société assez basée sur la méritocratie.. Comme la réflexion de haut vol du métro sur les éventuels mendiants : "j'aime bien quand ils font un truc, genre de la musique ou des trucs comme ça". Mais t'as cru c'était des singes? Tu donnes parce que t'es solidaire ou juste parce que le cirque te divertit? Et toi évidemment de me répondre en toute qualité d'agressé que tu es "mais c'est vrai, je préfère, sinon ils méritent pas forcément" dans une bonne intention bien sûr, tu veux faire de mal à personne. Un peu de respect bordel.
Qu'est ce que je fous là moi?
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